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C’est, peut-être, une révolution pour la course à pied, le vélo ou le triathlon. Fini les fastidieux chronométrages manuels ou les codes-barres à scanner sur les lignes d’arrivée. Voilà le chronométrage électronique RFID, (comprenez radio-identification). Concrètement, chaque compétiteur est équipé avant le départ d’une puce accrochée sur la chaussure ou installée dans un bracelet pour les courses multi-sport. Dès qu’il passe sur le tapis, posé sur la ligne d’arrivée ou sur des points intermédiaires, sa puce RFID est détectée. Son temps de course est alors enregistré automatiquement sur l’ordinateur de chronométrage. “Tout devient plus simple pour gérer les flux sur les lignes d’arrivée. Pour les organisateurs, c’est un vrai changement”, pose Pierre Lebouchard. C’est lui, via sa société Com’sport, qui est désormais le propriétaire exclusif dans la zone océan indien de la technologie “Ipico” commercialisée en France par Sport TK. Ce système, notamment utilisé sur le marathon de Londres a tardé à faire le voyage nous nos cieux. “C’est un système qui coûte assez cher à l’achat et le marché des organisations à la Réunion n’était pas encore assez large. Je crois que maintenant le moment est venu. C’est un petit défi que je me suis lancé mais je suis confiant”, sourit Pierre Lebouchard qui espère bien devenir incontournable dans le milieu. Piton, Cyclo-tour... D’un point de vue pratique, c’est lui qui loue tout le matériel (puces, tapis, boxes, ordinateurs...) aux organisateurs intéressés. Ses cibles ? Les courses hors-stade, le trail, le cyclisme ou le triathlon. C’est d’ailleurs sur le triathlon de Saint-Paul, organisé par ses soins et son équipe du club de Bois de Nèfles Saint-Paul Sports, que les puces électroniques feront leurs première sorties officielles le 18 avril. Les organisateurs du Cross du Piton des Neiges à Cilaos et ceux du Réunion Cyclo-tour et ses 1200 cyclistes attendus fin mai sur les routes de l’île, se sont également laissés convaincre. Forcément, difficile de ne pas penser à la Diagonale des fous et ses milliers de raideurs et semi-raideurs. “Même si nous sommes satisfaits de notre système actuel qui fonctionne par codes-barres, c’est une vraie avancée technologique pour les épreuves qui accueillent un grand nombre de participants. On sera amener à s’y mettre un jour ou l’autre même si cela représente un investissement lourd au regard du nombre importants de nos postes de contrôle”, explique Stéphane André, responsable de la communication de l’association Grand Raid. Il reconnaît que de nombreux commerciaux se bousculent au portillon ces derniers mois pour tenter de vendre leurs technologies. La puce gratte, la puce démange. Pierre Lebouchard, lui, voit encore plus loin. Il s’apprête à finaliser la commercialisation d’une balise GPS qui permet de suivre le suivi des athlètes en temps réel. On n’arrête plus le progrès |